Les chats tiennent une grande place dans notre vie. Ils sont essentiels à notre équilibre.
 

Ils nous apportent en retour de nos attentions, de notre passion tant de satisfaction que nous pourrions en parler pendant des heures. Les chats nous prennent beaucoup de temps et nous ne nous en plaignons pas. Les vacances aux quatre coins du monde sont à présent impossible à envisager. Nous avons donc axé notre vie sur notre petit paradis.

 

 

Nous avons une autre passion : c'est notre jardin. Lorsque nous avons acheté notre maison en Bourgogne, il y avait un immense terrain avec un petit sous-bois, et un verger à l'état d'abandon, le reste n'était qu'une vaste friche. La passion a fait le reste.

Ici, un massif de roses anciennes et modernes dans un subtile dégradé du blanc de Winchester Cathedral (David Austin) au rouge carmin de Louis XIV (André Eve) offre au regard des nuances de roses, de rouge cramoisi, de pastel.

 

Un parterre de plantes vivaces où se mêlent le bleu vif des delphiniums et le rouge des pivoines fait face à ce massif de roses. Des pavots énormes d'un rouge insolent côtoient des iris naines bleu pale. Les rosiers sont là aussi présents, ainsi se mêlent dans une harmonie délicieuse : le rouge de William Shakespeare  (David Austin) et le cramoisi strié de blanc de Rosa Mundi (David Austin) sur un lit de Népéta toujours habité par les abeilles. Au cœur du massif, regardez mieux, penchez vous et vous découvrirez les parfums du Romarin, et du fenouil pourpre. Si vous tendez la main, vous pourrez froisser entre vos doigts la menthe verte, l'estragon, ou la douce et veloutée feuille de sauge. L'armoise, et la mélisse aux feuillages étonnants apportent la touche finale au tableau. 

 

 

 

 

 

 

 

 

Aujourd'hui, le bassin est à découvrir au détour de l'atelier du jardin, il est dissimulé par des roses jaunes éclatantes au parfum étonnant de... Sauternes, et divers bambous. L'allée bordée de dalles anciennes qui lui fait face ouvre sur l'allée du jardin qui mène au potager.

 

 

 

 

 

Un bassin où s'ébattent les carpes koi aux couleurs étonnantes et les esturgeons anime l'espace de sa cascade qui répond aux multiples carillons qui jalonnent le jardin. Un fond d'arbustes dans différents tons de verts, un rosier grimpant aux roses noisettes globuleuses (Duchesse d'Auerstadt de André Eve) une passiflore discrète, une gigantesque berce du Caucase, les fougères cohabitent avec les prêles, les joncs, et les iris d'eau. Nous avons renoncé aux nénuphars, les carpes les dévorent !

 

A présent, après une longue réflexion et plusieurs esquisses, se dessinent les cheminements de l'ensemble du jardin où se côtoient l'ordonnancement des haies vives et les végétaux divers et variés qui constituent un mélange à la fois organisé et sauvage de part et d'autre d'une vaste allée qui restera volontairement engazonnée.

 

 

 

 

 

Au bout de l'allée, un banc de bois que nous avons cherché de longs mois, jusqu'au jour où nous avons trouvé les pieds de fonte dans une brocante.

 

Le banc fait face à allée, il permet d'avoir une image idyllique du jardin et de tourner le dos au travail qui attend dans le potager. Salades multiples, tomates rouges, mais aussi jaunes, vertes ou noires, petits pois, haricots, fèves, aubergines, poivrons, pommes de terre nouvelles, choux sans oublier quelques pieds de fraises c'est ce que vous trouverez dans le jardin potager. Le thym, la ciboulette, l'oseille accompagnent les feuilles gigantesques de la rhubarbe. Un travail de labeur, difficile, parfois ingrat, mais toujours récompensé par le plaisir du partage.

 

 

 

Nombreuses sont les plantes qui se méfient du plein soleil, à commencer par les arbustes de terre de bruyère, azalées, rhododendrons, fougères, Hostas iront progressivement rejoindre le sous bois. Aujourd'hui, c'est au printemps qu'il nous offre sa plus belle parure : le sol se couvre de tulipes, narcisses et autres anémones annonciatrices des beaux jours.

 

 

 

Entre le sous-bois et le verger, un nouveau projet se dessine, nous avons trouvé la tonnelle en fer forgé qui permettra d'accueillir des clématites, des vignes grimpantes, et un nouveau massif dans les tons bleus et blancs bâti sur une zone gravillonnée. Les charmilles esquissent déjà l'ossature de ce nouveau massif qui va s'enrichir des coups de cœur que nous trouverons dans les marchés aux plantes que nous sillonnons avec gourmandise.

 

Déjà quelques graminées glanées auprès de spécialistes chevronnés, en attendant les iris des jardins que nous allons nous faire un plaisir de choisir prochainement chez un spécialiste de renom.

Le vieux banc de bois est au soleil, gageons que d'ici quelques années, le coin frais et ombragé aura ses amateurs. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Malheureusement l'hiver est souvent long et rigoureux en Bourgogne, et le printemps nous laisse découvrir les dégâts des frimas, chaque année il faut remplacer, déplacer ... mais c'est ça aussi la passion du jardin.